Le compositeur Bernard Herrmann, trois ans avant "Vertigo" d'Alfred Hitchcock, signe son unique partition pour l'acteur Burt Lancaster qui réalise son premier film (il attendra vingt ans avant de retrouver la mise en scène avec "Le Flic se rebiffe", cette fois mis en musique par Dave Grusin). Il retrouve une deuxième fois le western après "Le Jardin du diable" (1954, Henry Hathaway, avec Gary Cooper), une genre qu'il n'a pratiqué que deux autres fois par la suite, pour "Le Trésor du pendu" (John Sturges, 1958) et "Le Tueur au visage d'ange" (Gordon Douglas, 1958). C'est l'histoire d'un fermier du Kentucky qui s'isole avec son fils au Texas pour échapper à la violence. Face à ce western du replis, Bernard Herrmann joue l'apaisement avec une partition à la fois mélancolique et fougueuse, complétant le cadre naturel bucolique et l'aspiration des personnages à mener une vie simple isolée des chasseurs. A cet effet, l'emploi d'un cor de chasse dominant au sein de l'orchestre permet de rappeler la condition de chasseur du père et la transmission à son fils. Le compositeur s'attache à décrire une vision positive de l'Amérique avec son thème optimiste. Il s'avère ainsi inhabituellement
léger et lumineux.
[© Texte : Cinezik] •
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